Communiqué de presse

Où sont les psychologues dans les chamboulements du ministère de l’Education nationale?

A qui va-t-on faire croire que l’échec scolaire va se dissoudre dans le seul soutien pédagogique? Qu’une orientation bien faite n’est qu’un croisement aléatoire entre information et nécessité économique?

Certes pas aux familles! Certes pas à leurs enfants, surtout s’ils ont des besoins particuliers ou relèvent du champ du handicap. Encore moins aux enseignants!

Parce que chaque enfant au sein de l’école doit être reconnu dans sa dimension psychique, chaque famille doit pouvoir avoir accès à un psychologue dans l’établissement scolaire de son enfant.

Le Syndicat national des psychologues s’insurge contre la tentation d’ignorer la dimension psychique à l’oeuvre dans les apprentissages et insiste sur la nécessaire présence au sein des personnels de l’Education nationale de psychologues reconnus statutairement comme tels.

Psychologues de l’Education nationale : un professionnel essentiel en milieu scolaire

Les psychologues sont indispensables au sein du système éducatif. A tel point que lorsqu’ils font défaut, les inspections académiques nomment à leur place des enseignants non habilités à faire usage du titre professionnel de psychologue, n’en ayant ni la formation ni les compétences!

C’est parfois le cas dans les écoles maternelles et élémentaires où des faisant fonctions non titrés sont discrètement installés sur des postes de psychologues scolaires vacants. En plus d’être hors la loi, ces nominations par défaut disqualifient ainsi une profession et leurrent les usagers!

Or, dans le premier degré, par effet de domino lié à la diminution du temps scolaire pour les enfants (suppression de classe le samedi matin) mais non pour les enseignants qui effectueront le reste de leur quota horaire en soutien pédagogique, les RASED sont implicitement remis en cause. Du fait d’une confusion entre aide spécialisée et soutien pédagogique, ils vont évoluer dans le meilleur des cas, mais peut être aussi disparaître dans une politique de baisse du nombre de fonctionnaires. Rappelons que les psychologues font partie de la structure Réseau d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté. Un texte sur les RASED semble imminent. Vont-ils survivre ? Quelle place pour les psychologues dans les projets du ministère alors qu’ils s’avèrent indispensables sur le terrain ?


Dans le second degré, la situation est différente mais aussi périlleuse. Divers rapports mettent en cause la profession de conseiller d’orientation –psychologue (COPsy) au profit de celle de conseiller d’orientation (exit la dimension psychologique), mais aucune décision officielle n’a été prise dans ce sens. Il n’empêche. ! Le rectorat de Bretagne a tenté de nommer des enseignants dans un Centre d’Information et d’Orientation (CIO) au lieu de conseiller d’orientation psychologue. Il a du renoncer face au tollé général. Il semblerait qu’une mesure provisoire ait été retenue sous forme de vacataires, la diminution drastique de recrutement ne permettant pas de pourvoir ces postes par des titulaires.

Les psychologues s’avèrent également indispensables dans le second degré, tant au niveau de la prise en compte de toutes les problématiques d’adolescents que dans les processus d’orientation et la conception des aides aux élèves en difficulté.

Psychologues de l’Education nationale : un professionnel essentiel en milieu scolaire mais menacé

Les psychologues sont un maillon indispensable du système éducatif dans l’analyse des difficultés des enfants et de leur prise en charge :

  • leur double expertise interne et externe favorise une scolarisation optimum des élèves handicapés et les relations de l’institution avec ses partenaires,
  • leur rôle de lien entre l’institution scolaire et les parents n’est plus à démontrer,
  • leur travail auprès des enseignants contribue fortement à l’évolution de l’institution et à la recherche de solutions adaptées à la difficulté rencontrée,
  • leur présence au sein des établissements scolaires permet le suivi psychologique de certains enfants

Néanmoins, en cette rentrée 2008, le ministère de l’Education nationale écarte les psychologues dans le « « guide à l’usage des parents » distribué à toutes les familles!

Ils ne sont pas mentionnés. Est-ce une non reconnaissance de la profession ? Une désinformation dont les parents sont victimes ? Ou le ministère a-t-il carrément décidé de supprimer les psychologues au sein du système éducatif ?

Les psychologues de l’Education nationale sont en danger !

Le SNP réclame le maintien de psychologues clairement identifiés comme tels dans l’Education nationale pour que la prise en compte de la dimension psychique y reste reconnue

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