Accès aux psychologues: précisions suite à l’article paru dans Le Parisien du 27/10/2016

Les médecins cités dans l’article du Parisien semblent se vivre comme dépossédés du « diagnostic ». Ce n’est pas le cas, il y a là confusion entre « diagnostic médical » et « diagnostic psychologique ». Les psychologues ne posent bien évidemment pas de diagnostic médical mais un diagnostic psychologique ou psychopathologique.

 

Ces médecins  semblent contester aux psychologues la possibilité de recevoir en consultation en première intention, or c’est bien ce que font de nombreux psychologues formés à cela, tant à l’hôpital que dans les centres médico psychologiques ou, bien évidemment, en exercice libéral.

 

Accueillir la souffrance psychique, évaluer le fonctionnement psychologique des enfants, des adolescents ou des adultes qui les consultent, proposer et mettre en œuvre des prises en charges sont le quotidien de très nombreux psychologues. Ceci ne les empêche en rien d’orienter vers un psychiatre lorsque cela est nécessaire. Répondre à des questions relatives à la structure psychologique des personnes auprès desquelles ils sont missionnés pour expertise est le quotidien des psychologues experts auprès des tribunaux. Qui pourra donc croire que les psychologues n’en ont pas les compétences ?

 

Les psychologues font cinq années d’études – que cinq nous dit-on ! – Mais ce sont cinq années consacrées à la psychologie dont un minimum de 500 heures de stage en psychopathologie pour les cliniciens. Et si leur formation ne dure pas plus longtemps c’est parce que les instances universitaires n’ont pas encore fait droit à la revendication soutenue par le SNP d’un allongement de la formation à un niveau doctoral, avec trois années terminales en alternance afin de parfaire la formation praticienne.

 

L’article 40 du PLFSS vise à permettre une expérimentation d’un accès facilité au soin psychologique pour les enfants et adolescents. Il rejoint l’orientation du SNP réaffirmée lors de son dernier congrès en faveur d’une étude plus approfondie des questions du remboursement et du financement des actes des psychologues pour permettre à tous l’accès au soin psychologique.   

 

Cette proposition d’expérimentation d’un remboursement de certaines consultations auprès d’un psychologue en libéral semble réactiver de manière passionnée les enjeux des places respectives des médecins et psychologues alors qu’elle ne vise qu’à prendre en compte le mal-être des enfants et des jeunes avant que celui-ci ne conduise à des pathologies plus graves.

 

Le SNP souhaite que ces questions soient débattues sereinement et sans faux semblants :

  • Les psychologues diplômés en psychologie et psychopathologie clinique sont fondés à poser des diagnostics psychologiques et psychopathologiques.
  • Les psychologues sont formés à accueillir la souffrance psychique et à évaluer le fonctionnement psychologique des personnes qui les consultent.

                                                  

                                                                             Communiqué publié le Vendredi 28 octobre 2016

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