[PJJ-Justice] Pour garantir les conditions d’exercice des psychologues au ministère de la Justice

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Une intersyndicale réunit depuis plusieurs années les organisations syndicales (FSU PJJ, SNP et CFDT, CGT) qui ont une longue expérience de la représentation aux CAP de cette profession et/ou comptent des psychologues parmi leurs adhérents.

Elle s’est réunie ce lundi 23 Mars 2015 dans le but d’échanger sur le projet de statut de psychologue au Ministère de la justice afin que ce texte puisse garantir l’exercice de la profession de psychologue.

Nous rappelons que les mieux placés pour proposer des éléments pour un statut sont ceux qui connaissent la structuration de la profession dans ses différents champs d’exercice, au-delà de la PJJ ; ils sont donc les plus à mêmes de percevoir ce qui peut éviter les risques d’un mésusage de la psychologie dont, tant les personnels que les justiciables, pourraient être victimes.

La position déclarée du syndicat UNSA PJJ d’être l’interlocuteur majeur sur ce sujet et son refus de toute spécificité de l’exercice des psychologues – qui est totalement en contradiction avec les positions actuelle de l’UNSA à la Fonction Publique Hospitalière – nous amène à constater que ce syndicat a, pour le Ministère de la Justice, une exigence d’indifférenciation et de nivellement par le bas du statut des psychologues. A la PJJ, sa forte hostilité envers une profession différente de celle de ses propres adhérents va de pair avec un manque de compréhension à l’égard des raisons qui font que la profession de psychologue ne peut pas s’exercer dans n’importe quelles conditions.

A cet égard l’Intersyndicale tient à affirmer que soutenir pour les psychologues de la Fonction Publique Etat, un statut moins favorable que celui des psychologues de la Fonction Publique Hospitalière ou de la Fonction Publique Territoriale, c’est se positionner au mépris des droits des usagers de la psychologie au sein du Ministère, qu’ils soient justiciables ou agents du Ministère.

Seul un statut bien pensé et posé au sein de l’institution comme une protection à l’égard des droits des personnes qui consultent les psychologues et/ou sur qui les psychologues donnent un avis, peut apporter des garanties contre un risque de mésusage de la psychologie que les psychologues se doivent de dénoncer en référence à leur code de déontologie. Ce risque est inhérent à toutes les atteintes qu’une institution peut être tentée d’apporter à l’autonomie technique des psychologues et à leur pleine et entière responsabilité envers leurs actes. Il ne s’agit pas d’indépendance professionnelle, terme toujours utilisé par certains pour attiser l’hostilité des uns contre les autres. Il s’agit « d’indépendance nécessaire à l’exercice des fonctions cliniques », intitulé inscrit dans l’actuel statut des psychologues à la PJJ.

Pour cette raison les organisations signataires de l’intersyndicale se maintiennent dans une logique de contribution constructive pour le futur statut des psychologues au Ministère de la Justice. En précisant les places respectives de la fonction clinique et de la fonction FIR interdépendantes entre elles, nous voulons inscrire dans le statut les garanties nécessaires à un exercice respectueux des droits des personnes qui est au centre des devoirs déontologiques des psychologues envers ceux qui les consultent.

Loin de défendre de supposés « privilèges » des psychologues nous défendons les besoins des justiciables et des agents du Ministère de la Justice qui méritent d’avoir des psychologues au moins aussi bien considérés et bien traités que ceux qui exercent dans les autres Fonctions Publiques.

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