Résultats du sondage sur le projet de structuration institutionnelle dans la FPH

Les négociations entre la Direction Générale de l’Offre de Soins et les représentants syndicaux des psychologues arrivant très prochainement à leur terme, nous publions ce jour les résultats du sondage que nous avions mis en ligne le 1er décembre 2011.

Ce sondage visait à recueillir l’avis de la profession sur le projet d’évolution institutionnelle de notre métier que nous avions publié le 7 novembre 2011. Nous présentons ici les réponses des participants à nos propositions.

Le tableau détaillé des résultats se trouve en annexe 1.



Les participants :

Entre le 01/12/2011 et le 09/02/2012, nous avons recueilli l’avis de 343 psychologues qui se sont rendus sur le site du sondage. En conditionnant son accès à la présentation d’un numéro ADELI valide, nous avons contrôlé les biais suivants :

–   les participants au sondage sont bien tous psychologue ;

–   un même participant ne pouvait pas répondre plusieurs fois au sondage.

Nous avons relevé un taux moyen d’abstention par question de 3,5%. Nous faisons apparaître, dans le tableau en annexe 1, le nombre exact de réponses à chaque question. Dans le calcul des pourcentages, c’est ce nombre exact que nous avons pris en compte.

Parmi les 343 répondants, 45% sont âgés de moins de 36 ans, 28% ont entre 36 et 45 ans, et 28% ont plus de 45 ans. Les proportions d’hommes et de femmes sont respectivement de 16% et 84%.

Les participants exercent dans des proportions comparables en hôpital général (35%), en hôpital psychiatrique (27%) et en hôpital universitaire (31%). Une minorité exerce dans un autre type d’établissement non précisé (8%).

Parmi les établissements où exercent les participants, 22% emploient un petit effectif de psychologues (10 et moins), 46% emploient un effectif de taille moyenne (entre 11 et 40), et 33% emploient un large effectif de psychologues (41 et plus).

Dans 73% des cas, les psychologues interrogés estiment que leur travail n’est pas suffisamment identifié et valorisé dans l’hôpital. De toute évidence, ce résultat traduit un problème majeur de reconnaissance du travail des psychologues hospitaliers.

Contrairement à certains rapports visant à stigmatiser un prétendu manque d’implication des psychologues, les résultats montrent que 94% souhaitent pouvoir participer plus au fonctionnement de l’établissement en étant officiellement représentés dans les instances.

Sur le projet d’organisation institutionnelle :

La quasi-totalité des participants (97%) souhaite être représentée par un psychologue dans les instances de l’établissement. La majorité des psychologues interrogés est favorable à ce que l’autorité fonctionnelle de proximité soit déléguée à un psychologue élu par ses pairs (70%) plutôt qu’à un médecin (28%) ou à un cadre de la filière paramédicale (3%).

La majorité des répondants (71%) est favorable à une organisation des psychologues hospitaliers en unité fonctionnelle, dénommée Service de Psychologie et incluse dans le pôle transversal de l’administration.

La quasi-totalité (95%) souhaite conserver ses missions actuelles au sein des pôles médicaux en parallèle d’un rattachement administratif au Service de Psychologie. Ce résultat indique une forte implication des psychologues dans les équipes pluridisciplinaires.

Lorsqu’un Collège des Psychologues existe dans l’établissement, la très large majorité des psychologues interrogés (94%) souhaite qu’il soit intégré au Service de Psychologie en tant qu’instance de concertation interne. La majorité (73%) estime d’autre part qu’un budget spécifique de formation continue devrait être alloué au Service de Psychologie.

Sur le rôle d’un Psychologue Coordonnateur :

Dans la perspective où un psychologue élu par ses pairs serait chargé de la coordination du Service de Psychologie, la quasi-totalité des participants (96%) estime qu’il devrait être assisté d’un ou plusieurs adjoints également élus par leurs pairs.

La grande majorité des psychologues interrogés (91%) est favorable à ce que le psychologue coordonnateur encadre la rédaction des fiches de poste des psychologues en concertation avec les chefs de pôles médicaux.

La majorité (77%) estime également qu’il devrait coordonner le recrutement des psychologues de l’établissement en concertation avec les chefs de pôles médicaux.

Enfin, la majorité des psychologues interrogés (59%) souhaite que l’entretien annuel (incluant l’évaluation) soit délégué au psychologue coordonnateur. La proportion de participants opposée à cette délégation est cependant importante (41%).

Sur le mandat du Psychologue Coordonnateur :

La large majorité des participants (87%) juge important que le psychologue coordonnateur conserve une activité clinique dans l’établissement en parallèle de ses missions administratives.

Dans la majorité des cas, les psychologues interrogés sont favorables à un mandat d’une durée de 3 ans (85%) renouvelable (79%). Ils estiment également en majorité (62%) que le psychologue coordonnateur devrait percevoir une prime spécifique.

 

Conclusions de la Commission :

Les résultats de notre sondage mettent en évidence à la fois un constat de manque de reconnaissance et un souhait d’une plus grande participation des psychologues aux instances des établissements hospitaliers.

En nous appuyant sur ces résultats, nous estimons qu’une représentation des psychologues dans ces instances est indispensable afin d’améliorer la visibilité et la cohérence des interventions psychologiques au sein du projet d’établissement. Cette représentation devrait être assurée par un psychologue et non par une autre profession.

  • Un psychologue devrait ainsi pouvoir intégrer le Directoire en tant que membre nommé, la CME et la CSIRMT en tant que membre consultatif, ainsi que le bureau des pôles médicaux où interviennent les psychologues, en tant que membre collaborateur.

D’après nos résultats, les psychologues sont favorables à une organisation en Service de Psychologie, unité fonctionnelle (U.F.) située dans le pôle administratif sous l’autorité directe du directeur d’établissement. Ils sont également attachés à leurs missions auprès des équipes pluridisciplinaires des pôles médicaux et à la collégialité de la profession.

  • Un Service de Psychologie (U.F. située dans le pôle administratif) devrait ainsi être institué dans chaque hôpital employant des psychologues. Cette unité, inscrite dans le règlement intérieur, devrait permettre d’articuler les activités cliniques et de FIR des psychologues au projet d’établissement tout en coordonnant leurs missions dans les différents pôles.
  • Un collège des psychologues devrait obligatoirement être intégré au sein du Service de Psychologie, en tant qu’instance interne de concertation.

Nos résultats montrent une majorité de psychologues opposée à ce que l’autorité sur notre corps professionnel soit déléguée à un médecin ou à un cadre de la filière paramédicale. La majorité apparaît favorable à la mise en place d’un Psychologue Coordonnateur qui assurerait cette autorité fonctionnelle par délégation du Directeur.

  • Nous maintenons donc notre proposition d’un Psychologue Coordonnateur qui recevrait la délégation d’autorité fonctionnelle du Directeur et les tâches administratives suivantes : fiches de poste, recrutement, entretien annuel et budget de formation.
  • Le Psychologue Coordonnateur devrait être nommé par le Directeur sur la base d’une élection par ses pairs pour un mandat de 3 ans renouvelable. Il devrait être assisté d’un ou plusieurs adjoints élus par leurs pairs et percevoir une prime spécifique.
  • Concernant l’évaluation des psychologues, nous demandons la création d’un groupe de travail national sur ce thème, avant la publication d’un texte règlementaire de portée générale, afin de tenir compte de l’opposition importante et des problèmes d’ordre épistémologique et éthique soulevés par ce sujet.

  

La Commission de la Fonction Publique Hospitalière

 

Annexe 1 : Tableau de résultats

Annexe 2 : Questions du sondage

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