Recours contre l’arrêté du 10 mars 2021 auprès du Conseil d’État

Recours contre l’arrêté du 10 mars 2021 auprès du Conseil d’État

Plusieurs recours contre l’arrêté de 10 mars 2021 ont été déposés auprès du Conseil d’État. Cet arrêté s’inscrit dans le cadre le la mise en place des « plateformes de coordination et d’orientation » (PCO) qui sont destinées à prendre en charge de manière précoce les enfants souffrants de troubles du « neuro-développement ». Une dizaine de « troubles » sont  classés sous cette catégorie, allant de l’autisme aux troubles des apprentissages en passant par le TDAH (troubles de l’attention avec hyperactivité). Les psychologues qui auraient recours à des approches autres que « les thérapies cognitivo- comportementales, la remédiation neuropsychologique et cognitive et la psychoéducation » sont exclus de ce dispositif.

La requête que nous présentons a été déposée en juillet 2021 et est portée par 9 associations de psychologues cliniciens et psychanalystes (Collège des psychologues de l’Arisse, Collège des psychologues de l’A.P.S.I., Syndicat national des psychologues, Séminaire Inter-Universitaire Européen de Recherche en Psychopathologie et Psychanalyse (SIUERPP), Association « Quelle hospitalité pour la folie », Association des psychologues de la Fondation Vallée, Figures Psychodramatiques, Société Française de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent et Disciplines Associées (SFPEADA), Espace Résilience).

Ultérieurement la Société Européenne pour la psychanalyse de l’enfant et de l’adolescent (SEPEA) ainsi que l’Association des psychologues cliniciens de Lille3 sont intervenues au soutien de cette requête auprès du Conseil d’Etat. Un grand nombre d’enseignants-chercheurs, professeurs et directeurs de masters en psychologie ont également soutenu cette requête avec une intervention collective.

Le Conseil d’état nous a transmis en décembre 2021 la réponse du ministère et nous avons déposé lundi dernier un mémoire en réplique.

Ce mémoire qui représente plusieurs mois de travail et de recherche et de collaboration avec des juristes spécialisés défend la pluralité des approches en psychologie.

N’hésitez pas à diffuser cette démarche pour la défense de la pluralité des approches en psychologie ou  à nous contactez si vous pensez que les associations que vous représentez peuvent intervenir au soutien de ce requête.

Evi Stivaktaki, Association des psychologues de l’Arisse, Patrick-Ange Raoult (SNP)  Albert Ciccone (SIUERPP)